À la fin de mon article sur Les Aventuriers du Survivaure, je vous avais dit que la prochaine fois je vous parlerais d’une saga bien. Cette saga, c’est La IIIème Légion, dont le scénario est écrit par un dénommé Guillaume, la musique composée par un certain Bertrand, et le site tenu par un nommé Éric. Le premier épisode date de 2005, le dernier de 2008. Et c’est embêtant parce que la saga n’est pas finie, elle s’arrête au deuxième épisode de la saison 2. Eh oui, c’est triste la vie. Pour de mystérieuses raisons, la saga s’est arrêtée et n’a pas repris depuis. En attendant, on a tout de même 23 épisodes qui durent entre 5 et 11 minutes et quelques bonus, alors ce serait dommage de ne pas écouter cette saga pour la seule raison qu’elle n’est pas finie et ne sera peut-être jamais terminée.
L’histoire se déroule en 58 avant Jésus-Christ, quelque part à la frontière de la province de Narbonnaise. Vous savez pas où se situe la province de Narbonnaise ? C’est la côte méditerranéenne. Vous savez pas ce qui se passe en 58 avant Jésus-Christ ? C’est la guerre des Gaules. Et qui dit guerre des Gaules dit César. Et qui dit César dit Pompée, le gars qui est consul en même temps que lui. Et César et Pompée, c’est précisément ce qui nous intéresse, puisque la IIIème légion (la fameuse) va se balader dans des endroits que l’individu lambda ne connaît plus sous ces appellations – mais en gros c’est en Gaule – pour le compte de Pompée qui fait des cachotteries à César. Ou alors c’est le contraire ? Difficile de savoir, la politique c’est compliqué.
Parlons des personnages, maintenant. Nous avons donc le big boss, le sénateur Marcus Furius Magnus, qui commande la IIIème légion ; Delordus, commandant de la cavalerie de la IIIème légion ; Raptorius, commandant en chef de l’infanterie de la IIIème légion qui aime bien se colleter avec Delordus pour un oui ou pour un non ; Crétinus, une sorte de savant fou qui construit tout un tas de machines parfois farfelues ; Feonia, la demoiselle du groupe, elle commande la troupe d’archères envoyée par César, c’est aussi une princesse de sang du Grand Royaume d’Orient qui est dans la mouise à cause de Pompée et des Parthes ; et enfin l’historien, le petit bonhomme craintif chargé d’écrire l’histoire de la IIIème légion pour qu’elle soit connue et reconnue à travers les siècles.
Cette saga a deux gros défauts : d’une part les personnages, qui sont certes sympas, mais qu’on a du mal à reconnaître (exceptés Raptorius pour son charisme (haha), l’historien (avec sa petite voix fluette) et Feonia (la seule nana du groupe, ce qui aide pas mal)) et dont on cerne difficilement la responsabilité au sein de la légion si on n’a pas les informations que j’ai données plus haut ; d’autre part les déplacements et le but de ceux-ci : je dois avouer que les épisodes se sont enchaînés sans que je sache trop vers quoi ils allaient. En fait, j’ai pas du tout réussi à imaginer les pays qu’ils traversaient, où ils se situaient sur la carte (cela dit, ça c’est pas la faute de la saga mais plutôt celle de mon ignorance), et j’avais complètement oublié pourquoi ils devaient aller on sait pas trop où en Gaule. Bref, c’est un peu fouillis.
C’est les deux seuls points qu’on peut reprocher à cette saga, parce que tout le reste, c’est plutôt pas mal. Les personnages ont tous une vraie personnalité (enfin, plus ou moins) et il y a même une évolution tout au long de la saga. Par exemple, Feonia considère pendant une bonne moitié de la saga que Raptorius est un gros bourrin alcoolique et sans cœur, si bien qu’elle lui préfère Delordus, qui est aimable et parle bien. Mais elle s’aperçoit finalement que la grosse brute est sympa et offre même des fleurs qu’elle cultive avec amour quand on lui sauve la vie. L’attitude de bourrin de Raptorius et son franc-parler font certainement de lui l’un des personnages les plus drôles de la saga, et ses bagarres récurrentes avec Delordus à propos de la rivalité cavalerie/infanterie sont cartoonesques.
L’humour de La IIIème Légion repose essentiellement sur les jeux de mots pourris qui parsèment les épisodes, il faut bien faire attention parce qu’il y en a partout. Bon alors certains n’aiment pas les jeux de mots pourris, soit ; mais sur moi ça marche très bien : c’est tellement con que ça fait rire ! Par exemple (attention, c’est du lourd) : « – Pourtant tu es imbattable sur le nom des cités. – Je m’y connais en cités, mais en bourgs, je cale. – Tu cales en bourgs ? » Voilà voilà… Et c’est comme ça pendant 23 épisodes. Ҫa promet, hein ?
J’ai pas trouvé d’infos particulières au sujet des acteurs, donc j’en déduis que c’est le dénommé Guillaume qui fait toutes les voix. Et c’est pas mal réussi, d’ailleurs. Les personnages ont tous plus ou moins la même prononciation (exceptés les étrangers que la légion croise), mais avec quelques menues différences qui font que, ben, c’est différent. Et puis les tons sont relativement différents eux aussi. Raptorius (oui, encore, mais c’est vraiment LE personnage culte de la saga) a une voix de bourrin un peu rocailleuse, l’historien une voix de gamin, Feonia ben… des intonations féminines, Crétinus une voix grave un peu guindée, tout ça tout ça.
J’ai rien noté de spécial concernant la qualité sonore du truc. Y a rien qui m’a choquée, donc c’est un bon point (cela dit, je suis pas encore une pointure en la matière).

Euh… Bon. Je crois que j’ai fait le tour de ce qu’il fallait dire sur La IIIème Légion. Ah, non, j'avais oublié de dire que l'Histoire est relativement respectée. Je veux dire que la saga fait référence à des trucs qui se faisaient vraiment à l'époque, par exemple prendre les auspices en regardant les oiseaux voler ; les noms des peuples existent vraiment, aussi, et les dates correspondent. Voilà voilà. Je dois avouer que je sais pas trop quelle saga mp3 sera traitée dans mon prochain article. Je ferai peut-être une pause en parlant d’autre chose. I don’t know, it’s a mystery !

Le mot de la fin :

Av__C_sar_

Ҫa n’a strictement aucun rapport avec notre saga, si ce n’est la présence de César, mais ça me fait marrer.